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Push The Sky Away

Nick Cave & The Bad

Pistes :

  1. We No Who U R
  2. Wide Lovely Eyes
  3. Water's Edge
  4. Jubilee Street
  5. Mermaids
  6. We Real Cool
  7. Finishing Jubilee Street
  8. Higgs Boson Blues
  9. Push the Sky Away

Musiciens :

Nick Cave (claviers, chant) - Barry Adamson (basse) - Martyn Casey (basse) - Chris Dauray (saxophone) - Warren Ellis (claviers, guitares) - Jessica Neilson (clarinette) - James Sclavunos (percussions) - George Vjestica (guitare) - Thomas Wydler (batterie)

Critique :

En près de trente ans de carrière, émaillée d’une grosse quinzaine de disques dont certains absolument extraordinaires, Nick Cave a exploré et torturé sa musique, parfois au bord du précipice. Revenu de sa parenthèse avec Grinderman et de nouveau soutenu par ses indéfectibles Bad Seeds, Cave doit pourtant déplorer le manque à l’appel pour la toute première fois de son alter ego Mick Harvey, co-fondateur du band. Mick a quitté délibérément les siens en 2009… et ça s’entend. Mais où sont les grattes ?

Beau comme un doux crépuscule, Push The Sky Away est un album majestueux, triste et tendu. Nick Cave y chante comme un crooner gothique envahi par l’automne avec la nonchalance d’un Lou Reed d’humeur de dogue. Bien plus léthargique que son précédent disque Dig, Lazarus, Dig !!!, l’album prend le temps de pauser ses ambiances brumeuses et et ses mélodies aussi hypnotiques que dépouillées. Quelque part, ses chansons - qui ne s’envolent jamais - obsèdent au plus haut point. La ligne de basse et les cordes de « Water’s Edge » tourmentent, le clavier rebondissant de « We No Who U R » force le respect, les chœurs de sirènes de « Finishing Jubilee Street » envoûtent… Nick Cave tutoie les sommets lorsqu’il renfloue ses mélopées de quelques montées en puissance dont « Jubilee Street » et le blues caustique de « Higgs Boson Blues ». L’écoute rend mal à l’aise, on a envie de détester… mais on y revient sans arrêt. A en devenir fou.

Jean Jean

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