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The Last Shadow Puppets - Nuits de Fourvière - 07.07.2016

Crédit photo :

© Loll Willems

Date et lieu :

Les Nuits De Fourvière, Lyon – 07 juillet 2016

Live Report :

Quatre jours après leur excellent concert à Rock Werchter, je retrouve les Last Shadow Puppets pour un live intégral aux Nuits De Fourvière de Lyon. L’enceinte gallo-romaine du théâtre de Fourvière, sur les hauteurs du vieux Lyon, se remplit petit à petit malgré le calendrier particulier : c’est la demi-finale de l’Euro, France-Allemagne. Lyon est en ébullition, il ne fait pas loin de 34°, le public est détendu et attend sereinement Yak en première partie. C’est aussi et surtout l’occasion (sauf leur respect), de jeter un œil sur la première mi-temps de la demi-finale. Yak s’arrête juste avant la mi-temps et le pénalty pour l’équipe de France. Le public exulte, l’ambiance est lancée et la place est chaude pour les Puppets.

La section cordes entre en scène, suivie du reste du groupe. Kane et Turner sont moins harmonisés d’un point de vue vestimentaire qu’à Werchter. Le décor est sobre… le théâtre se suffit à lui-même. Ayant l’habitude de modifier sa setlist tous les soirs (chapeau !), le groupe prend d’entrée les Lyonnais par surprise avec un clin d’œil à la France. Turner lance « Les Cactus » de Dutronc qui met le public en ébullition, debout dans la chaleur. Le set est lancé, la splendide « Aviation » prend la suite, presque trop tôt dans le concert. Derrière, c’est une enfilade de perles (précieuses), un modèle de pop élégante jouée avec joie, âme et conscience, libérée par ces deux gamins pleins aux as. Branleurs classieux ? Peut-être. Mais talentueux, ça va sans dire.

Le théâtre de Fourvière se prête par ailleurs à merveille à leur musique entre Gainsbourg et Scott Walker. Le groupe alterne donc les moments de grâce entre crooning fastueux (« Dream Synopsys »), pop brillante (« The Bourne Identitity », « Meeting Place ») et grandiloquente (l’immense « The Age Of The Understatement »), rock virulent (« Bad Habbits », « Totally Wired » de The Fall) et groove sexy (« Dracula Teeth », « Pattern »). Ces grandes mélodies, renforcées des cordes et des deux voix qui se chevauchent offrent une collection de chansons éblouissantes qui impressionnent de bout en bout. Les Français, en route pour la finale de l’Euro, hurlent de joie, les coussins volent par milliers dans l’arène… la folie est encore montée d’un cran.

Au moment de partir, les anglais parachèvent une prestation de haut vol avec la splendide « My Mistakes Were Made For You » avant un triptyque final en rappel, « Sweet Dreams », la fédératrice « Standing Next To Me » et « In My Room » et son diabolique épilogue de cordes. Même un poil trop court (1h30 !), les anglais ont incrusté dans la pierre vrai moment d’anthologie.

Jean

Setlist :

Retrouvez la setlist des Last Shadow Puppets

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